Aqueduc de Roquefavour

Historique

Afin de remédier aux problèmes liés au manque d'eau de la ville de Marseille, particulièrement en 1833 et 1834, le conseil municipal et son maire Maximin de Consolat décidèrent en 1835 la construction d'un canal amenant l'eau de la Durance.

La conception de cet ouvrage fut confiée à l'ingénieur Suisse Franz Mayor de Montricher.

Pour ce faire il fallait franchir la vallée au dessus de l'Arc sur la commune de Ventabren.

En 1839 et 1840, des sondages et des recherches de carrières sont menés de manière à être certain de pouvoir disposer de suffisamment de pierres. Elles sont issues de deux carrière se trouvant à Velaux et acheminées par une voie ferrée de 9kms spécialement construite pour ce chantier.

Ce fut le 30 juin 1847 que l'eau de la Durance franchit pour la première fois le pont-aqueduc.

L’aqueduc de Roquefavour qui est toujours en service a été reconnu comme le plus grand aqueduc en pierre au monde (dimensions supérieures au pont du Gard).

En 2005 il a été classé monument historique.

Quelques chiffres

L'ouvrage est constitué de 3 rangées d'arcades, d'une hauteur totale de 82,5 m et d'une longueur de 375 m. Les fondations ont une hauteur entre 9 et 10m.

  • niveau1 - 12 arches de 15m d'ouverture, hauteur 34,1m
  • niveau2 - 15 arches de 16m d'ouverture, hauteur 34,9m
  • niveau3 - 53 arches de 5m d'ouverture, hauteur 13,5m

 Il est constitué de 160000 pierres de taille pouvant peser jusqu'à 15 tonnes pour les plus lourdes.

5000 ouvriers dont 300tailleurs de pierre ont travaillé sur ce chantier.

Il n'aura fallu que six ans pour construire ce géant de pierres.

L'eau circulait à l'air libre et ce n'est que bien plus tard qu'une buse en bétion de 2m de diamètre fut installée. Une plus petite buse est installée en dessous des petites arches ce qui permet de ne pas interrompre le passage de l'eau en cas de travaux sur la buse principale.

Travaux de rénovation

En 2007 la SNCF signale des chutes de pierre.

En 2008 des travaux prioritaires ont été effectués.

En 2020 un grand chantier de restauration a débuté et devrait se terminer en 2024.

Les travaux consistent à remplacer certaines pierres trop abîmées, procéder à l'étanchéité de l'ensemble de l'ouvrage et couvrir le tablier supérieur.

Pouvant peser jusqu’à 3 tonnes, les blocs sont aujourd’hui issus des carrières de Massangis (Yonne) et Ampilly-le-Sec (Côte-d’Or).

Un échafaudage gigantesque a été installé.